L'aquarelle

 

J’utilise des godets d’aquarelle solide plutôt que des tubes, car c’est aussi une technique très utilisée lorsqu’on est en voyage. Il suffit d’un peu d’eau et d’un modeste carnet pour réaliser de sympathiques croquis en couleur même dans des conditions un peu précaires.

Contrairement à l’acrylique, l’aquarelle est une technique de transparence. Il faut bien réfléchir avant de se lancer. Le blanc n’existe pas dans cette technique : on utilise le blanc du papier.

Je fais d’abord un très léger croquis de mise en place avec un crayon sec, type 2H, puis je pose mes premières couleurs, en peignant en premier les plus claires d’entre elles. Une fois cette couche sèche, je pourrai apporter de nouvelles nuances, un peu plus sombres que les premières. Et ainsi de suite. Je « monte » les valeurs de mon dessin, jusqu’aux teintes les plus denses. Il faut faire bien attention : l’aquarelle ne permet pas les « repentirs » ! On ne peut décider finalement de changer le bleu en rouge, à moins de laver complètement le dessin et de tout recommencer !

Il existe quelques petits trucs pour obtenir des effets particuliers : ainsi, en jetant quelques grains de gros sel sur une couche encore mouillée, on obtient le même rendu qu’en peinture sur soie.
On peut aussi « réserver » certaines zones de dessin avec du drawing-gum, sorte de peinture latex qui crée un film protecteur en séchant. On pourra ensuite le gommer délicatement.

 

Quelques exemples d'aquarelles


 

© Sophie Guilbert 2004 - Mentions l égales